Web-journalistes au festival « Le Père Noël est-il un Rocker ? »

Dans le Nord – Pas- de -Calais, des jeunes et des animateurs du Centre Social communal la Maison Pour Tous de La Gorgue, ont expérimenté un rôle de web-journalistes  au festival « Le Père Noël est-il un Rocker ? ».

Voir les productions des jeunes sur :  https://webreporterlamaisonpourtous.wordpress.com/

Le festival s’est déroulé de octobre à début décembre 2015, Il s’agit d’un évènement solidaire porté par une association étudiante de l’EDHEC (Ecole Des Hautes Etudes Commerciales). Au lieu de payer une place pour assister aux différents concerts, les spectateurs achètent des jouets, qui sont ensuite offerts à des enfants de Centre Sociaux de la métropole lilloise.

Le contexte Nord-Pas-de-Calais dans notre projet

Nous avons choisi de nous appuyer sur la force que représente le réseau des Centres sociaux sur notre territoire pour mener à bien le projet « Jeunes et numérique, d’un environnement consumériste à un dispositif citoyen ».

Région historiquement minière et ouvrière, victime de la désindustrialisation, le Nord – Pas de Calais est une région plutôt touchée par les difficultés sociales . C’est également la quatrième région la plus peuplée de France, avec 326 habitants au km2 pour 115 habitants au km2 pour le reste de la France. Ces deux facteurs expliquent (en partie) la forte concentration de Centre Sociaux et Socioculturels.

La région compte en effet 170 centres sociaux fédérés. Vingt deux se trouvent dans le Pas de Calais, adhérant à la Fédération des Centres sociaux et socioculturels du Pas de Calais, 148 dans le Nord, adhérents à la fédération des Centres sociaux du Nord. Les deux fédérations adhérent à l’Union régional des Centres Sociaux Nord – Pas de Calais. La majorité d’entre sont associatifs, mais on y trouve également des Centre Sociaux communaux.

La démarche en quelques étapes

Recensement des pratiques numériques des jeunes et des acteurs éducatifs. 

Une des étapes de notre projet FEJ est un recensement des pratiques numériques des jeunes et des acteurs éducatifs.

Ce travail s’est réalisé grâce avec le soutien des treize Centres Sociaux, répartis, autant que cela a été possible, sur les différents espaces de la région. A l’image de la population, ces structures sont implantées de façon très inégale, entre les deux départements, mais également au sein même de chacun d’eux. Le cœur du Pas de Calais reste peu (ou pas) tandis que dans le Nord, les agglomérations sont les plus occupées.

Après cette phase de recensement des pratiques  avec nos partenaires, nous avons construit ensemble une phase d’expérimentation pratique, l’animation d’un atelier Webreporters avec des jeunes de la Maison Pour Tous de la Gorgue.

S’approprier des notions de journalisme.

La première partie de l’atelier a eu lieu dans les locaux du Centre Social, les 21 et 22 octobre et avait pour objectifs l’appropriation des enjeux d’une démarche journalistique et la prise en main d’outils. Ces deux journées nous ont permis d’aborder des notions telles que la subjectivité de l’image, le cadre et le hors cadre, les différents genres journalistiques ou encore la connotation et la dénotation de l’image. Mais aussi de nous renseigner sur ce qu’était ce festival, comment nous pouvions nous l’approprier, qu’est-ce qu’il semblait intéressant( au regard des jeunes) d’approfondir et de partager.

Apprentissage technique

Une fois nos jeunes journalistes avertis de la posture qu’ils auraient à adopter sur ce festival, par groupes, ils ont réalisé de petits reportages photographiques, audio et vidéo ayant pour sujet leur environnement proche, à savoir leur centre social et le centre de loisir de la ville. Ils se sont ainsi confronté aux caméras, appareils photos, enregistreurs numériques et logiciels de montage.

En immersion dans le festival « Le Père Noël est-il un Rocker ? »

Un mois plus tard, le 18 novembre, nous nous sommes retrouvés pour assister à une des soirées du festival. Avant l’arrivée du public, nous avons eu la chance de passer plusieurs heures à assister aux « sound check », et à interviewer les organisateurs et les artistes. Et comme ce festival n’a de sens que pris dans sa globalité, c’est à Roubaix que nous avons poursuivi nos reportages la semaine suivante, lors de l’arbre de noël organisé pour la restitution des cadeaux.

C’est après le festival, une fois toute la « matière collectée », une grosse partie du travail nous attentait encore pour le montage, la rédaction des articles et leur mise en ligne.

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